comprendre la sophrologie

 

Pas toujours facile quand il ne s’agit pas d’un concept !

En tant que démarche corporelle, la sophrologie privilégie l’expérience plutôt que la théorie, le ressenti plutôt que la réflexion.

Elle permet de poser un nouveau regard sur les choses, un regard sans jugement. En se détachant de notre environnement socio-culturel, de toutes les influences parfois inconscientes que nous subissons au quotidien, nous pouvons alors, accéder à notre « moi » profond. Nous parlons alors de « réduction ».

La sophrologie n’en est pas moins une discipline concrète et pragmatique, qui demande une certaine qualification.  D’ailleurs, les racines grecques de cette pratique, en dévoilent son sens profond.

SÔS : sérénité, équilibre, harmonie ;

PHREN : esprit, conscience ;

LOGOS : science, étude, discours

C’est la « science de la conscience », c’est l’équilibre entre le corps et l’esprit.

Celle-ci a été créée en 1960 par le professeur Caycédo, médecin neuropsychiatre, qui s’est inspiré de différentes sources comme :  le zazen, le yoga, l’hypnose et la méditation.

La respiration y est également largement utilisée et développée.

La sophrologie ne se substitue en aucun cas à la pratique de la médecine traditionnelle, mais elle accompagne efficacement certaines pathologies.

Elle est considérée également comme une discipline de développement personnel, favorisant une plus grande connaissance de soi et par voie de conséquence, une relation plus apaisée avec le monde extérieur. Tout ceci dans l’intention de tendre vers un  plus grand épanouissement personnel. Il en va sans dire qu’au plus nous comprendrons la manière dont nous fonctionnons, moins importantes seront nos peurs.

Cette pratique corporelle, accessible à  tous, répond au besoin de se reconnecter à son corps. En effet, l’évolution de la société favorise davantage le virtuel, le mental et laisse peu de place au corps. On intellectualise tout et en même temps, on se décorporalise. Nous souffrons alors, d’un manque d’ancrage, d’une sensation de ne pas être suffisamment « incarner ».

Grâce au relâchement musculo-squelettique, à une respiration intentionnelle et aux différentes techniques propres à la sophrologie, nous allons atteindre un état modifié de conscience « le niveau sophroliminal », qui se situe entre la veille et le sommeil.

Tout d’abord, il convient de rappeler que le cerveau émet des ondes cérébrales, les mêmes que nous pouvons lire en observant un électro-encéphalogramme. Ces ondes se traduisent en hertz, autrement dit, en cycle seconde.

Quand nous sommes au niveau de veille, qui est le niveau de conscience que nous vivons au quotidien, avec néanmoins quelques variations (l’hyper vigilance et la vigilance classique), les ondes cérébrales se situent entre 13 et 30 Hertz. C’est le niveau Béta.

Quand durant la séance, nous allons progressivement atteindre le niveau sophroliminal, nos ondes vont se situer entre 7 et 13 cycles seconde. C’est le niveau Alpha.  C’est en somme, le dernier niveau de conscience éveillée avant le sommeil.

Que se passe-il à ce niveau ? Et bien à ce niveau de conscience, le cerveau fonctionne au ralenti et est donc plus réceptif. Il est davantage disponible et capte ainsi,  les différents états du corps, vécus «  instant T » par « instant T ». Mais le plus remarquable, c’est que son pouvoir d’intégration est quarante fois supérieur, elle se fait au rythme Gamma (entre 30 et 60 HZ). C’est ce qui rend la pratique de la sophrologie si efficace.

En effet, à ce niveau, nous allons pouvoir stimuler des capacités, des ressources peu exploitées, voire  même insoupçonnées. C’est un peu comme si nous somatisions du positif ! Ainsi, nous allons renforcer notre système immunitaire et retrouver peu à peu notre équilibre biologique.

Cependant, il apparait utile de se demander si la sophrologie fonctionne pour tout le monde ! Eh bien, tout dépendra de la faculté de chacun à lâcher-prise ! Il faudra dans un premier temps, accepter de se laisser aller, d’autoriser son corps à se détendre, par le relâchement musculo-squelettique, ce qui amènera tout doucement le mental à lâcher. Comment ? En prenant conscience de notre corps, en le ressentant. Quand nous ramenons notre esprit à cette présence corporelle, il s’efface tout doucement. Les contenus du corps, dépassent les contenus mentaux, car le cerveau ne peut faire qu’une seule chose à la fois. Quand notre corps est détendu, notre cerveau est « content », il se ressource, se répare, car rappelons-le, tout cela se produit au niveau sophroliminal.

Les enfants n’ont aucune difficultés à lâcher-prise, car ils n’ont pas d’à priori et jouent rapidement le jeu.

Avec une pratique régulière, les effets de la sophrologie se font rapidement ressentir. D’ailleurs cette régularité n’est pas exclusive à la sophrologie ! N’est-elle pas la condition sine qua none de la réussite ? En sophrologie, nous parlons de « répétition vivantielle ». Il n’est pas inutile de rajouter que la sophrologie peut nous amener à de réels changements positifs voire à une véritable transformation de nous-même. En plus de  renforcer nos valeurs, nous allons développer : force,  stabilité, confiance en soi…

Grâce à la sophrologie, nous allons pouvoir créer volontairement des émotions et des sentiments positifs, au sein de l’organisme et ainsi préserver notre homéostasie. Le corps et l’esprit ne font qu’un. Un corps stable entraine un esprit stable. La boucle est bouclée !